Les petits créateurs #1

Tout a commencé sur Instagram, vous savez, ce réseau social où l’on poste des photos de nos vacances, de nos fringues, de nos assiettes ou encore de nos exploits sportifs. Je sais pas vous, mais moi j’en suis complètement accro. Je peux passer plusieurs heures par jour (#chômage) à scroller l’écran de mon téléphone pour faire défiler mon fil de photos qui s’allonge au gré de mes découvertes. Une pratique qui rend Gérard dingue. Mais bon, pour ça, j’ai trouvé la parade. Lorsqu’il me sermonne sur mon utilisation excessive des réseaux sociaux qu’il juge mauvaise pour ma santé, je lui réplique inlassablement que j’arrêterai le jour où il arrêtera de fumer. Et je suis tranquille jusqu’à la prochaine fois.

En fait, ce n’est pas vrai. Tout n’a pas commencé sur Instagram. Je crois qu’il serait plus exact de dire que c’est le 23 avril 2013 que tout a commencé. Effectivement, c’est ce jour qu’un atelier textile s’est effondré au Bangladesh, le désormais tristement célèbre Rana Plaza, faisant plus de 1 100 morts et 1 500 blessés. Des gens qui venaient juste travailler dans des conditions déplorables pour espérer survivre et nourrir leur famille. Vous n’avez pas pu passer au travers des images du drame mais également des reportages montrant des témoignages de femmes ayant survécu mais dont les vies ont été brisées par cette tragédie. Tout ça pourquoi ? Pour que des gens comme vous et moi puissent acheter des vêtements à des prix défiants toute concurrence. Et pour, bien sûr, que des industriels riches à millions s’en mettent encore plus plein les poches.

Oh, vous dites-vous, voilà qu’elle devient moralisatrice. Non, loin de moi l’idée de vous culpabiliser. Je suis moi-même la première à acheter des vêtements « Made in Bangladesh », « India », « Myanmar », « China » et autres pays aux noms exotiques que l’on  retrouve sur les étiquettes de nos fringues chéries (quoi, comment ça, Taiwan n’est pas le nom d’une usine ?!). Mais je reconnais ressentir un certain malaise lorsque mes yeux tombent sur cette fameuse étiquette.

Ma solution ? Ben je n’en ai pas vraiment. Mon budget ne me permet pas de faire la chasse à ces « Made in pays de la honte », car il faut bien reconnaître que le « Made in conditions décentes » vaut son petit pesant d’or. Sauf si l’on achète à de petits créateurs qui produisent artisanalement dans leur salon. Ok, mais comment les trouver, ces petites mains qui n’ont pas pignon sur rue. Sur Instagram, pardi ! Et sur ce blog, aussi.

J’inaugure donc cette nouvelle rubrique avec trois créatrices testées et approuvées par… moi-même !

victoire x victoire

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Victoire, c’est une petite coquinette de 5 ans, qui se prépare à devenir grande soeur. Et elle en a bien de la chance Victoire car sa maman, CatCat, a de l’or au bout des doigts dont elle se sert pour lui coudre des robes et tuniques plus craquantes les unes que les autres. Mais ne soyez pas jalouse, CatCat met aussi son talent au service des adultes ! Environ toutes les trois semaines, elle propose des ventes en ligne sur son site. Robes, tops mais aussi pulls en laine en fonction de la saison, il ne faut pas avoir peur de rafraichir la page pour espérer en mettre un dans son panier. Parce que CatCat fait tout à la main, donc forcément, les quantités sont limitées (elle a beau avoir de l’or au bout des doigts, elle en a 10, comme tout le monde). En ce qui concerne, j’ai déjà craqué 2 fois (et j’attends la 3e livraison). Et cerise sur le gâteau, CatCat est adorable ! J’ai eu un petit problème de taille sur ma dernière commande, elle a été très réactive et tout est rentré dans l’ordre. Par contre attention, les articles commandés ne sont ni repris, ni échangés. Mais à voir comment les filles se battent pour Odile, Heloise ou encore Salomé, vous n’aurez pas de mal à revendre le modèle qui ne vous conviendra pas. Pour ne pas rater la prochaine vente, il ne vous reste plus qu’à la suivre sur Instagram (promis, vous ne serez pas déçus !).

 

Les petites collections

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Ca a été très (trop ?) vite. Je l’ai vue, je l’ai voulue. J’ai rangé mon téléphone dans mon sac et j’ai essayé de passer à autre chose (oui, je pratique le shopping sur mobile, et alors ??). Peine perdue, je l’imaginais déjà avec mon manteau gris, des collants noirs et mes derbys vernies. J’étais foutue. J’ai ressorti mon téléphone et j’ai craqué. Elle, c’est la robe toute sage d’Emilie des Petites Collections. Elle est arrivée à la maison à peine quelques semaines plus tard. Je ne l’ai pas encore portée, à cause de son tissus un peu épais (et parce que je refuse de porter des collants #eteindien). Mais j’ai hâte, tellement hâte de l’étrenner cette robe que je ne risque pas de croiser sur une fille dans le métro ou à un rendez-vous pro. Parce que c’est ça aussi, en achetant une pièce « alternative », on s’offre aussi le luxe de ne pas la retrouver sur tout le monde. Emilie propose aussi des vêtements pour les enfants (la robe à colorier me fait rêver #jai5ans) ainsi que des accessoires (petite maroquinerie, bijoux) et même des petites culottes ! Pour ne rien vous cacher, il y a quelques jours, je suis rentrée en lutte avec moi-même (et mon compte en banque) pour ne pas craquer pour la robe à plastron (et le sweat de maman) (et la robe de maman). Je vous invite à suivre Emilie sur Instagram, vous ne vous ennuierez pas.

 

Wear Lemonade

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Vous connaissez sans doute la talentueuse Lisa, de Make my Limonade. Si ce n’est pas le cas, je vous ordonne de réparer cette regrettable erreur sans tarder ! Styliste de formation, Lisa a lancé sa marque Wear Limonade en janvier 2015. Le concept : des collections capsules et donc éphémères mêlées à quelques pièces « must have » dont la durée de vie est un peu plus longue (je vous ai déjà parlé de mon sweat « Mon Petit Chat » que je ne quitte plus ?). Et en bonus, pour les plus courageuses (et adroites de leurs 10 doigts), les modèles sont également proposés en version patron. Contrairement aux deux créatrices précédentes, Lisa ne réalise pas les pièces dans son salon. Les vêtements sont ainsi produits en Macédoine, en Roumanie ou encore au Portugal. Résultat : plus de stock et pas besoin de se battre ! Autre précision, de taille, les motifs des tissus imprimés sont créés de toute pièce par Lisa et son équipe. Pour en savoir plus sur la conception des collections, du mood board au shooting, rendez-vous sur les comptes instagram de Lisa et Wear Limonade . Psst, vous en voulez encore ? Lisa et sa bande ouvre un pop-up store du 5 au 31 octobre au 18 rue de Lancry… On s’y croise ?

 

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