Bobo, moi ? Non, bobio !

L'étendue des dégâts. (Le brocolis ne rentrait pas dans le cadre).
L’étendue des dégâts. (Le brocolis ne rendrait pas dans le cadre).

Je ne sais pas comment c’est arrivé. Je crois que ça a commencé par les cheveux. C’est nous, c’est hyper important, les cheveux. Peut-être parce que mon grand-père était coiffeur et qu’il a offert à ma mère sa première décoloration alors qu’elle avait à peine 15 ans. Quoi qu’il en soit, dans ma famille, les filles accordent beaucoup d’importance à leurs cheveux. Je me souviens de ma mère devant la glace, le matin, munie d’un sèche-cheveux et de bigoudis. Je me souviens également de mon premier sèche-cheveux, un calor noir et rose avec lequel je réalisais, chaque matin, un brushing plus qu’approximatif. J’avais alors 14 ans. Et je ne vous parle pas de la chevelure de ma soeur, longue jusqu’au milieu du dos, et dont la couleur change toutes les 6 semaines, au gré de l’achalandage du rayon coloration du monop’ du coin. Bref, un jour ma coiffeuse me dit : « Vos cheveux sont secs. Si vous voulez les laisser pousser, il va falloir les hydrater. » Ni une, ni deux, je me rue au supermarché voisin pour acheter le trio infernal shampoing/masque/crème de jour. Quelques mois après, je retourne chez le coiffeur. « Vos cheveux sont secs. Si vous voulez les laisser pousser, il va falloir les hydrater. » Interloquée, je rentre chez moi (avec quelques centimètres de cheveux en moins, un véritable crève-coeur). Et me voilà à surfer sur Internet à la recherche d’explications à ma misère capillaire. En moins temps qu’il n’en a fallu à la coiffeuse pour couper mes cheveux, je découvre le nom du responsable : le silicone. Oui, celui-là même que l’on retrouve dans le soutien-gorge de Pamela Anderson. Utilisée en grande quantité par les industriels, le silicone, qui ne possède pas de véritables vertues, a pour but de gainer le cheveux et de le rendre plus brillant. A première vue, c’est génial, le cheveux est lustré, il a l’air en bonne santé. Mais si on y regarde de plus près, comme ma coiffeuse, le cheveux est toujours aussi sec. Parce qu’en fait, non content de le gainer, le silicone dépose sur le cheveux une couche empêchant les actifs des soins de pénétrer. Le cheveu est donc gainé à l’extérieur mais étouffé à l’intérieur. Ni une, ni deux, je me mets à la recherche de shampoings sans silicone. Exit les supermarchés où l’on ne trouve que du L’Oréal, Fructis et autres Petit Marseillais qui regorgent de ce maudit produit. Ah je vous vois venir, vous aller me dire que l’on trouve, en grand surface, des produits estampillés « sans silicone ». Certes, mais dans ces shampoings, le silicone est souvent remplacé par des quaternium. Ce ne sont pas des silicones mais l’effet est le même. Au terme de plusieurs mois de recherche, de dépenses inconsidérées en shampoing tous plus bizarres les uns que les autres, j’ai fini par trouver une marque qui me convient : Desert Essence. Vendue en France à des prix exorbitants – 14 euros pour 250 ml de shampoing, je trouve ça exorbitant. J’ai des valeurs -, j’achète mes produits en ligne sur le site iHerb qui me les envoie depuis les Etats-Unis. Et pour le prix de deux bouteilles en France, j’en ai trois, frais de port compris. Par contre, il ne faut pas être pressé, le délai de livraison peut être un peu long.

Après les cheveux, je me suis attaquée aux crèmes pour le visage, elles aussi bourrées de silicone. Là, pas besoin d’aller jusqu’aux Etats-Unis pour m’approvisionner. Grâce à My Little Box (comme quoi ça sert, ces conneries), j’ai découvert la marque de produits de beauté 100 % naturels oOluton. Ok, c’est carrément pas donné (30 euros le pot), mais vu que chaque application ne nécessite qu’une toute petite noisette de produit, je pense que je devrais rentabiliser mon achat. Je fais également régulièrement des descentes chez AromaZone, le temple du cosmétique homemade qui vient d’ouvrir un magasin dans le quartier de l’Odéon. Là-bas, je m’approvisionne en hydrolat (eau florale) d’arbre à thé pour me nettoyer le visage, et en huiles essentielles que je mélange à mes produits en fonction de l’effet recherché. J’excelle désormais dans la maîtrise des bienfaits de ces huiles.

Bon, jusque là, je peux encore passer pour une fille superficielle qui accorde beaucoup d’importance à son apparence. Sauf que je ne me suis pas arrêtée là. Je suis allée chez Naturalia. Et pire que ça : j’ai aimé ça. Que dis-je, j’ai adoré ça ! Toutes ces soupes ne contenant que des légumes 100 % bio qui n’aspirent qu’à être réchauffée, ces yaourts au lait de brebis demi-écrémé qui piquent la langue juste ce qu’il faut… Et je ne vous ai pas parlé du rayon de tisane, des salades de lentilles au saumon ou encore des brocolis qui me tendent les bras. Je suis capable de rester des heures dans ce magasin. J’ai l’impression que, quoi que j’y achète, ça me fera du bien à l’intérieur. Alors j’achète. Quand on pense que tout ça, c’est à cause de la décoloration de ma mère quand elle avait 14 ans. Dingue comme histoire !

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