Street Food Temple : peut mieux faire…

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Les trucs bobos, en général, je suis plutôt cliente. Je suis déjà allée deux fois au Rosa Bonheur sur Seine, une fois au Pavillon des Canaux, mon mec est barbu, je porte des chemises à carreaux, je commande mes tomates dans une AMAP et, cerise sur le gâteau, mon quartier est dans le top ten des quartiers les plus bobos du monde. Donc qu’on me taxe de bobo, d’accord. Mais qu’on me prenne pour une dinde (sous prétexte que je porte des chemises à carreaux, que mon mec est barbu et que je passe mes samedis matin dans une AMAP), je dis non. Et c’est un peu la sensation que j’ai eu lors du Street Food Temple, il y a une quinzaine de jours, au Carreau du Temple. Sur le papier, ça s’avérait prometteur : une liste de Food trucks longue comme le bras (ah oui, je suis également fana de Food trucks. Encore une marque de boboitude, JE SAIS), un lieu tendance dans lequel je n’avais pas encore réussi à mettre les pieds,  une copine aussi excitée que moi à l’idée de s’empiffrer toute la soirée… Bref, toutes les conditions étaient réunies pour passer une bonne soirée. Première douche froide à l’arrivée sur le site. La manifestation a débuté il y a une heure à peine et les caisses sont déjà prises d’assaut. Aucune transaction financière n’est acceptée par les food trucks, ceux-ci n’acceptent que le paiement en jetons, achetés préalablement aux caisses dispersées sur le site… et prises d’assaut lorsque nous arrivons à 19h30. Le temps de retrouver ma copine (arrivée en avance et qui est déjà dans la file), Gérard commence à râler. Il a chaud, il a soif, c’est chiant, c’est bobo, quand est-ce qu’on boit ? Au terme d’une vingtaine de minutes de queue, nous récupérons enfin nos jetons (pour la modique somme de 40 euros pour deux). Gérard fonce sur le stand des bières (voilà qui va le calmer). Direction ensuite les food trucks installés tout autour du Carreau. « On fait un petit tour avant de faire notre choix ? » Nous voilà donc parti à la découverte des camions de saveurs. Tex Mex, asiatique, fish’n chips… Notre choix se porte finalement sur un food truck servant des burgers. Au bout de 5 minutes de queue, nous nous rendons compte que nous ne sommes en fait pas dans la queue. Nous rejoignons donc la file d’attente pour s’entendre à peine 5 minutes plus tard que le stand fait une pause des commandes pendant une dizaine de minutes. Nous prenons notre mal en patience, salivant déjà du burger que nous allions nous enfiler. Manque de pot, c’est ce moment que choisi la préposée aux commandes pour annoncer la funeste nouvelle : « Fin de service. » A 20h30. Le jour d’ouverture de la manifestation. Toute penaude (et passablement énervée par ce manque d’organisation), nous partons à la recherche d’une nouvelle cible (après un arrêt au stand bière. Rapport à Gérard. Et à la déconvenue. Et à la soif aussi, un peu). Nous jetons donc notre second dévolu sur un food truck de burgers éminemment connu. À peine le temps de dire ouf que, rebelote, le même scénario s’opère, sous nos yeux ébahis (et énervés. Et affamés) : « Fin de service. » Décontenancés et surtout passablement énervés, nous atterrissons devant un food truck italien proposant salade et sandwich à la truffe. Ni une, ni deux, les commandes sont passées et 5 minutes après nous repartons avec notre dîner. Il est 21h30, nous nous affalons sur l’une des tables d’hôtes géantes installés à l’intérieur du Carreau (l’un des seuls points forts de la manifestation, avec la musique). Une fois le maigre englouti, direction la cohue à la recherche d’une petite douceur sucré. Et là, les queues géantes qui serpentent devant les food trucks de glaces et de pâtisseries nous portent le coup de grâce. Il est 22h, voilà près de 2h que nous bataillons pour remplir nos estomacs (à prix d’or). Seul hic : il nous reste des jetons. Gérard, passablement irrité, se donne la peine d’aller demander aux caissiers si ceux-ci peuvent nous être remboursés. Ce qui n’est évidemment pas le cas.

 

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Résultat des courses, 40 euros pour 3 bières, un sandwich et une salade, 2 heures de cohue, 10 minutes à table dans la chaleur étouffante du Carreau. Victime de son succès, le Street Food Temple ? Bien sûr, me direz-vous. Mais cela n’était-il pas prévisible ? Les food trucks participants à l’opération n’auraient-ils pas pu prévoir l’affluence et anticiper la pénurie de stock en se faisant livrer de produits tout au long de la soirée ? Malgré des tentatives de la part des organisateurs pour informer les visiteurs du niveau des stocks et des horaires de service des camions sur les réseaux sociaux, il semblerait que la situation ne se soit pas arrangée les lendemain et le surlendemain…

C.

PS : un grand merci à Aline pour les photos !

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