Fondation Jérôme Seydoux-Pathé : une autre expérience du cinéma

 

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Vendredi dernier, j’étais invitée au vernissage de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé. Vous savez, Pathé, comme dans Gaumont Pathé. Et Seydoux, comme dans Léa Seydoux. Si vous vous attendez à un truc bling bling avec des paillettes et du champagne, passez votre chemin. Il était 10h du matin, et on a même pas eu une tasse de café. Non, madame, nous étions là pour la beauté de l’art. Du 7e art. Parce que la Fondation Pathé, c’est un peu la mémoire vivante du cinéma. Hébergée dans les locaux de Pathé depuis sa création en 2006, la fondation n’était jusqu’alors ouverte qu’aux étudiants et aux chercheurs et uniquement sur rendez-vous. Désormais installée dans un immeuble bien à elle, elle ouvre ses portes à tous les amoureux du cinéma (et aux autres aussi). Et croyez-moi ça vaut le détour. A commencer par le lieu en lui même. Conçu par l’architecte Renzo Piano (à qui l’on doit notamment le Centre Pompidou), le bâtiment est coincé entre deux immeubles de l’avenue des Gobelins. La façade d’origine de cet ancien théâtre, qui fut également un cinéma, a été conservée sans doute à cause des deux allégories sculptées par Rodin qui ornent le fronton. Difficile d’imaginer que derrière se cache une coque d’acier recouverte de quelque 7 000 panneaux. A l’intérieur, la fondation met à la disposition du public un nombre incroyable d’archives, photos, affiches et objets retraçant l’histoire du 7e art. L’exposition permanente située au 1er étage présente une collection d’appareils cinématographiques retraçant 200 ans de cinéma.

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Les étages supérieures sont consacrés au fonds d’archives et au centre de recherche et documentation qui occupe le dernier niveau, juste sous la coque.

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Mais l’atout majeur de la fondation, le truc en plus, c’est la salle de cinéma Charles Pathé, située au sous-sol. Une salle de cinéma pas comme les autres puisqu’elle accueillera des projections de films muets illustré par un pianiste en live. Je vous entends déjà maugréer : « ouais, vas-y relou, le cinéma muet. On est plus au XIXe siècle. » Et bien détrompez-vous, c’est vachement chouette en fait. Parce que premièrement, les films des années 1900 ne durent pas plus d’une dizaine de minutes. Vous pouvez donc oublier votre mauvaise expérience devant The Artist. Deuxièmement, la bande-son en live, ça change tout. Vous imaginez regardez le Seigneur des Anneaux avec l’orchestre symphonique qui joue en live la musique du film ? Et bien là c’est un peu pareil, sauf que je trouve la performance encore plus extraordinaire car les notes du piano doivent coller parfaitement à l’expression des personnages que l’on voit à l’écran. Et croyez-moi, il faut être sacrement fort pour tenir le rythme. Mais trêve de bavardages, voici une petite vidéo qui, je l’espère, achèvera de vous convaincre !

 

Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

73, avenue des Gobelins 75013 Paris

01 83 79 18 96

http://fondation-jeromeseydoux-pathe.com/

 

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