Privée de dessert

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Je pense qu’il y a encore quelques mois, c’était le pire truc que l’on puisse m’infliger : un repas sans dessert. Biberonnée au coca et aux sirops à l’eau, élevée à coup de Petit Beurre et de Prince sur le canapé après le dîner, j’ai développé dès mon plus jeune âge une forte addiction aux sucres, au point de devenir méchante en période de manque (demandez donc à Gérard de vous conter notre voyage au Sri Lanka. Parce que NON, les fruits ne sont pas un dessert valable !). Heureusement, les années passant, j’ai quelque peu réussi à me défaire de ce vice, au point même maintenant de me payer le luxe de trouver certains aliments trop sucrés et de me contenter de fruits à la fin du repas (y’a que les imbéciles…). Si mon addiction au sucre diminue avec les années, je n’en reste pas moins gourmande et bonne vivante. Chez nous, la bouffe est primordiale, vous l’avez sans doute remarqué au travers des sujets évoqués sur ce blog, et je suis toujours à l’affût des dernières tendances et nouveautés dont ne manque pas de me repaître notre joli pays. Dernier test en date, la pâtisserie Privé de dessert, dérivée du restaurant du même nom. Ah, vous exclamez-vous, chassez le naturel, il revient au galop ! Elle a beau nous avoir fait tout un laïus sur son passé d’addict repenti, elle ne résiste pas à nous parler de pâtisseries. Oui, vous avez raison. Sauf que les gâteaux et autres réjouissances proposés par Privé de Dessert sont en fait… salés ! Ne vous laissez pas avoir par leur look de religieuses rebondies, éclairs bien charnus et autres muffins dégoulinants ! Car en lieu et place de crème fouettée, saveur café et autres fruits rouges, vous trouverez crème au saumon, tranche de jambon et autres fromage de chèvre. Vous comprenez que la repentie du sucre que je suis ne pouvait passer à côté de ces créations pour le moins originales ! J’ai donc profité d’un rendez-vous dans le quartier pour pousser la porte de cette pâtisserie pas comme les autres. Premier constat, Privée de Dessert 2 connaît un certain succès. Il est 13h45, l’heure du coup de feu est passé, et les troupes ont été sévèrement décimées. Qu’à cela ne tienne, il me reste suffisamment de quoi assouvir ma curiosité : j’embarque un éclair jambon-beurre, une religieuse avocat-saumon et un muffin chèvre-épinard. Oui, tout ça. Je ne suis que dévotion lorsqu’il s’agit de ce blog. Montant de la note : 15 euros. Gloups ! C’est pas donné-donné. Ni une, ni deux, je fonce ventre à terre chez moi pour déballer mes achats. Je range l’éclair et la religieuse au frigo pour ce soir (vous avez cru que j’allais tout manger, hein ?) et me concentre sur le muffin, qui malgré un physique moins engageant que ses colocs de boîte à gâteaux (oui, je sais, on ne juge pas sur le physique) s’est avéré être la pâtisserie salée la plus réussie des trois. Moelleux, généreux, goutu… Les photos parlent d’elles même !

 

Pour l’éclair et la religieuse, j’ai sollicité l’aide de mon cobaye préféré, celui à qui je fais manger des gâteaux sans gluten et sans sucre. Pour être honnête, son avis a été assez mitigé. Si l’éclair façon jambon-beurre a passé le crash test sans trop d’encombres, il n’en  a pas été de même pour la religieuse saumon/avocat. Je dois dire que j’ai été également un peu déçue par la consistance de l’appareil garnissant la pâte à chou, trop mousseux à mon goût. Mais rassurez-vous, cela ne m’a pas empêché d’engloutir ma part et celle de Gérard. Quant à l’éclair jambon-beurre, la simplicité et la qualité des ingrédients ont fait le job.

Verdict : Si la qualité des produits utilisés est indéniable, j’ai quelque difficulté à me convaincre de l’intérêt de la chose passé l’effet de surprise de la première fois. De plus, les pâtisseries sont vendues à un prix quelque peu onéreux (sans aucun doute justifié par le coût des matières premières). Mais il faut cependant avouer que vous ferez votre petit effet lors de votre prochain dîner ou apéro entre amis.

Privé de Dessert 2
16 rue Saint Augustin
75002 Paris
http://www.privededessert2.com

 

 

 

Matcha matcha !

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Connaissez-vous l’Umami, cette cinquième saveur qui vient après le salé, le sucré, l’acide et l’amer ? Maintenant oui ! Ce mot japonais qui signifie « goût savoureux » est également le nom choisi par Jean et Laure Béguin pour leur société d’import de produits alimentaires japonais de qualité qui vient de donner naissance au premier Matcha café de la Capitale. Match-quoi ? Mais si vous savez, ce thé prenant la forme d’une fine poudre vert fluo. Le matcha, qui signifie « fine poudre de thé » est un thé rare obtenu grâce à un broyage très fin des feuilles de tencha. Et qu’est-ce qui en fait un breuvage si spécial ? Et bien figurez-vous que le matcha offre de multiples propriétés et que, cerise sur le gâteau (au thé matcha), elles survivent à sa dilution dans une eau à 70°. Lutte contre le vieillissement, drainage, anti-stress, énergisant… Le matcha a donc tout bon, si ce n’est peut-être son goût assez particulier, je l’avoue. Mais si vous acceptez de lui laisser sa chance, vous trouverez forcément une manière de le déguster qui vous convient grâce à la déclinaison qu’en propose le Matcha Café : en shoot (à réserver aux amateurs ou aux aventuriers), latte, frappé, glacé et bientôt même sous forme de bière (oui Gérard, tu as bien lu) !

Le Matcha Café ne se contente pas de vous désaltérer, il propose également de vous sustenter, du petit-déjeuner au goûter. Une excellente nouvelle en ce qui me concerne parce que si le matcha en version liquide ne m’a pas – encore – complètement convaincue, je l’adore incorporé dans des plats, surtout en version sucrée. Le matin, œufs brouillés bio, sésame noir et pain complet pour les becs salés, tandis que les becs sucrés se laisseront tenter par la brioche de la Maison Landemaine au matcha (une tuerie !), une tartine à la confiture de yuzu maison ou encore un granola (l’une de mes passions du petit-déjeuner) lui aussi au yuzu. À midi, domburi  et autres salades se disputent la vedette. Et le meilleur moment de la journée, celui du tea time : cookie chocolat blanc matcha, financier au yuzu ou encore soufflé cheesecake au matcha… Le thé vert vous rebute vraiment ? Pas de soucis, Umami a pensé à tout en s’associant avec la Maison Coutume pour vous proposer un café dont la réputation n’est plus à faire…

 

Umami Matcha Café
22 rue Béranger
75003 Paris
01 48 04 06 02
http://umamiparis.com/matchacafe

Frichti, je dis oui !

 

 

FRICHTI

Je vous entends déjà d’ici : « Quelle feignasse celle-là ! » « Qu’est-ce que ce sera quand elle aura des enfants ? » « Non mais quels bobos ces deux-là ! » Souvenez-vous, la dernière fois que nous nous sommes vus par ici (à l’époque, les terrasses de café, les salles de concert et les stades de foot étaient encore des endroits tout à fait fréquentables), je vous avais vanté les mérites de Foodchéri, un site de livraison de repas à domicile. Il se retrouve que j’ai récidivé (Oops, I did it again #minutebritney). Et pas qu’une fois. Plusieurs fois. J’ai testé Take Eat Easy et Deliveroo, chez qui j’ai commandé la même chose : un cheeseburger de chez BioBurger (#bestburgerever).

Et j’ai aussi testé Frichti. C’était un dimanche soir, un lendemain de mariage (très) (trop) arrosé. Nous êtions là, sur le canapé, à zapper frénétiquement entre les différents bétisiers de fin d’année quand tout à coup l’horrible réalité a surgi : gueule de bois + frigo vide + dimanche soir = fin du monde. Ni une ni deux, j’ai dégainé mon téléphone (aussi surnommé « prolongement de ma main ») et je me suis mise en quête d’un service de livraison. C’est là que, malgré mon esprit embué, je me suis souvenue d’une photo postée sur Instagram il y a quelques semaines et vantant les mérites de Frichti. Vérification faite, j’annonce fièrement à Gérard que mon addiction aux réseaux sociaux vient (encore) de nous sauver la mise. Un petit tour sur le site et je commande une soupe poireaux-pommes de terre, du houmous à la cacahuète, un curry de légumes d’automne, un mac’n cheese et deux morceaux de pain. Total de la commande : 18,70 euros. Je choisis mon créneau de livraison et je n’ai plus qu’à attendre que Frichti me signale l’arrivée imminente de mon dîner. Ce qui se produit environ une heure plus tard, en plein dans le créneau choisi. 8 minutes s’écoulent et l’on m’annonce que mon livreur est en bas. Gérard, ce gentleman, descend récupérer la commande. Affamés, nous découvrons notre butin. La soupe est très bonne et ressemble à celle que j’aurai pu faire moi-même si j’avais 1/des poireaux et des pommes de terre, 2/du courage. Le houmous se défend aussi très bien avec son petit goût de cacahuètes original. Le curry de légumes est validé par Gérard. Idem pour les mac’n cheese qui colmatent mon estomac et ravissent mes papilles. Mention spéciale pour le pain frais et bon (une prouesse un dimanche soir).

SALADE DE CHAMPIGNONS

Forte de cette première réussite, j’ai réitéré l’expérience Frichti. Au menu cette fois-ci, une salade de champignons, une soupe de carottes à la coriandre et un fromage blanc à la mangue. Je passe commande à 16H pour une livraison entre 21h et 22h. A 19H45, Mathieu de Frichti m’annonce que la soupe de carottes est en rupture de stock. Je choisis une soupe de lentilles pour la remplacer. 21h30, mon livreur m’appelle, il est perdu (ça arrive souvent), mais sympa. Je remonte ventre à terre les 5 étages et me jette sur mon frichti. Surprise surprise, Mathieu a rajouté à ma commande un cheese cake au speculoos et citron. Rebelote, rien à redire côté saveurs. La salade est divinement bien assaisonnée et la soupe de lentilles relevée comme j’aime.

CHEESECAKE

Je vous passe également le brunch salvateur d’un week-end pascal/anniversaire à forte tendance grippale, ou le bonheur de ne pas avoir à descendre à la boulangerie du coin avec 38 de fièvre. Au menu, croissants bien gras, excellente burrata des Pouilles, rosbif finement tranchés et la fameuse salade de champignons, le tout arrosé d’un jus de pamplemousse fraichement pressé. Moi je dis oui !

BURRATA

Ok, on a compris, je suis fan de Frichti. Mais, je vous entends d’ici (je ne suis pas toute seule dans ma tête) : Frichti, Foodchéri, du pareil au même ? Et bien non ! Parce que chez Frichti, à la différence de Foodchéri, on peut commander en avance et choisir son créneau de livraison. Chez Frichti il y a aussi plus de choix : des entrées, des plats, des desserts mais aussi des formules apéro, du fromage ou encore des boissons. Par contre, les portions sont un peu moins généreuses que chez Foodchéri. N’espérez pas vous sustenter en commandant un plat unique. Cependant, au vu des prix ultra-raisonnables, on peut craquer pour une entrée et un plat pour le même prix qu’un plat unique chez Foodchéri.

Résultat du match, un léger avantage pour Frichti. Mais je suis certaine que Foodchéri s’attirera à nouveau mes faveurs un soir de flemmite aiguë.

Affaire à suivre…

 

Photos Frichti

 

Foodchéri, testé et approuvé

FOODCHERI

16h30. Mon portable vibre sur mon bureau. C’est Gérard. Il veut savoir ce que l’on mange ce soir. Un peu  en avance aujourd’hui, d’habitude c’est plutôt vers 18h que la question cruciale du dîner se pose. Enfin pour être toute à fait franche avec vous, il s’agit plutôt d’une question rhétorique. Oui, parce que chez nous, les repas c’est hyper important. Dès le samedi matin, au réveil, je harponne ce pauvre Gégé, à peine sortie des bras de Morphée, avec mon stylo et mon calepin afin de dresser une liste de courses digne de ce nom. Du coup, grâce à mon sens de l’organisation culinaire (il ne s’applique malheureusement que dans ce domaine-là), je suis capable de vous dire précisément de quoi seront faits tous les repas de la semaine. Mais attention, point de rigidité dans cette organisation de l’estomac, je suis tout à fait encline à troquer ma soupe potimarron-châtaignes contre un bon burger dégoulinant ou une planche mixte dans un bar. Mais revenons-en à ce pluvieux jeudi d’octobre.

Il fait gris, la fin de la semaine approche et notre frigo est désespérement vide. La perspective de passer au marché et de me mettre aux fourneaux en rentrant chez moi me fatigue d’avance. Et Gérard est d’accord avec moi. C’est là que je dégaine mon arme fatale : Foodchéri. A force de traîner mes doigts sales sur les réseaux sociaux, je me suis  forgée une solide connaissance de la livraison de repas à Paris. Si je ne les ai jamais testés, je connais les Allo Resto, Deliveroo et autre Foodora sur le bout des doigts. Mais si, vous savez,  ce sont tous ces sites qui proposent de vous livrer les plats de votre restaurant préféré. Mais s’il en a qui a bien retenu mon attention, c’est Foodchéri. Parce que chez Foodchéri, on ne se contente pas de vous livrer les plats des autres (attention, je n’ai rien contre ce service, bien au contraire). Chaque jour, deux plats frais concoctés par des chefs sont proposés en livraison à domicile. Ce fameux jeudi pluvieux d’octobre, nous avons donc le choix entre poulet yassa ou lasagnes de légumes au pesto. Gérard dit banco pour les lasagnes. Moi aussi. (mais notez bien que nous aurions pu choisir chacun un plat différent).

19h30. Gérard rentre. Je suis affalée dans le canapé devant le Grand Journal (mea culpa). Gérard met Arte. Je dégaine mon téléphone et passe commande via le site Internet de Foodchéri pour deux lasagnes de légumes au pesto. Dans la seconde qui suit (je ne suis pas marseillaise), je reçois un texto m’informant (je cite) que ma commande est validée est transmise à l’un des serveurs. Il arrivera dans environ 7 minutes. Un SMS me préviendra à son approche. Il est 19h38.

19h44. Le regard vide, j’essaie de suivre ce que dit la dame dans le poste. Elle parle de trucs qui se passent en Allemagne (normal, on est toujours sur Arte). Gérard, qui s’emplit les poumons de nicotine à la fenêtre, me fait remarquer qu’il vient de voir passer un mec en vélo. Mon portable bippe. Foodchéri m’informe que, (je cite), Gaspard est au coin de la rue. Je peux maintenant descendre récupérer mon dîner. Bon appétit. Voyant mon air las, c’est Gérard qui va à la rencontre de Gaspard qui lui remet notre dîner déjà payé en ligne (vous suivez, c’est bien).

19h48. Gérard remonte (on habite au 5e étage, soyez sympa). On déballe les deux généreuses portions de lasagnes, accompagnées de leur salade verte (ils pensent à tout chez Foodchéri). Sur la barquette, il est précisé de ne pas faire réchauffer la salade (ils pensent vraiment à tout chez Foodchéri). Je fais donc réchauffer les lasagnes au micro-ondes (on est pour le partage des tâches) et les transvase dans des assiettes (on est pas chez les zoulous).

19h55. Les lasagnes sont bonnes, les légumes croquants et même que l’on sent bien les petits morceaux de pistaches annoncés dans le descriptif. Bref, c’est un tout bon pour Foodchéri, qui en plus de livrer à domicile en un temps record de bons petits plats, le fait à vélo (+1 pour l’environnement) et propose chaque soir un nouveau menu. C’est à dire que si vous êtes vraiment des gros flemmards, vous pouvez commander chez Foodchéri tous les jours. Ah oui, j’ai oublié le plus important. Le prix. Chez Foodchéri, les plats sont au prix unique de 9,90 euros. Ce soir, c’est hachis parmentier et bibimbap aux champignons. A bon entendeur…

Lisbonne : mes bonnes adresses

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Avec Gérard, nous avons passé 6 jours dans la capitale portugaise fin juillet. Autant vous le dire tout de suite, j’ai adoré ! L’ambiance, l’architecture, les gens, la cuisine, le climat… Rien à redire, (ou presque… Parisiens, têtes de chien). J’appréhendais un peu de passer une semaine de vacances dans une ville du sud, en plein été, mais grâce à l’air du fleuve et de l’océan tout proche, la chaleur a été beaucoup plus supportable qu’à Paris. Sans oublier le métro climatisé, ses quais et couloirs deux fois plus larges que les nôtres, les verres de citronnade à 2 euros en terrasse ou encore les délicieuses glaces de chez Santini qui contribuent à faire baisser la température. Si vous prévoyez un petit séjour à Lisbonne (ce à quoi je ne peux que vous encouragez), voici quelques bonnes adresses, toutes testées et approuvées, soufflées par des amis, blogs et autres articles de presse :

  • Hébergement : Depuis l’année dernière et notre escapade à Arcachon et Bordeaux, nous sommes devenus des adeptes d’Airbnb. A Lisbonne, notre choix s’est porté sur l’appartement de Carlos : https://www.airbnb.fr/rooms/1728547. Situé dans le quartier de l’Alfama, juste en dessous du Castelo de Sao Jorge, l’appartement se compose de deux chambres (une double et une simple), d’un salon (canapé, table à manger, télé), d’une toute petite salle de bain (le seul bémol) et d’une grande cuisine bien équipée (four, micro-ondes, bouilloire, cafetière, grille-pain, machine à laver) s’ouvrant une terrasse depuis laquelle nous pouvions observer le ballet du célèbre tram 28 tout en dégustant des pasteis de nata ou des croquettes à la morue. Je ne vous raconte pas le nombre « d’incidents » dont nous avons été témoins dans ces rues très étroites et pavées dans lesquelles cohabitent piétons, trams, voitures mais aussi camions de livraisons pour les nombreux restaurants du quartier ! Pour ceux qui préfère l’hôtel, j’ai vu passer sur Instagram (j’ai l’impression que tous les Parisiens avait rendez-vous à Lisbonne cet été !) pas mal de photos prises depuis la piscine de l’Epic Sana, dans le quartier de Pombal. OK, ce n’est pas le même budget, mais je n’aurais pas dit non à un plongeon dans la piscine après une longue journée à arpenter la ville !
  • Musées : S’il y a bien une chose sur laquelle on s’accorde avec Gérard, ce sont les musées. Que l’on soit à New York, Istanbul ou Paris, nous préférons mille fois arpenter la ville pour en ressentir l’ambiance plutôt que de nous enfermer dans des musées. Ce fut également le cas à Lisbonne, où nous n’avons visité que 4 d’entre eux :

Oceanario de Lisboa : cet aquarium se trouve sur le site de l’Exposition universelle de 1998, dans le quartier de Parque de Naçoes, au nord-est de la ville. Voilà le genre d’endroit où je n’aurai jamais mis les pieds sans la présence de Gérard qui adore les poissons et peut rester des heures derrière la vitre d’un bassin à faire coucou à une pieuvre. Je reconnais que finalement, j’ai plutôt apprécié cette visite. L’aquarium est bien fait, tout tourne autour d’un impressionnant bassin central dans lequel se côtoient de nombreuses espèces tandis que cinq autres bassins restituent les écosystèmes des océans Arctique, Indien, Pacifique et Atlantique. J’ai ainsi fait la connaissance de petites loutres très mignonnes mais dont les conditions de vie (deux animaux dans un bassin grand comme 3 baignoires) m’ont laissé un arrière-goût amer.

Museu Nacional do Azulejo : pour rejoindre ce musée depuis le Parque de Naçoes, nous avons pris un bus qui nous a conduit à travers toutes les « cités » de Lisbonne, traversant des quartiers entiers constitués de grandes barres d’immeubles, avec très peu de commerces et aucun autre moyen de transports que le bus. Un petit trajet qui nous a permis de découvrir une autre facette de la vie lisboète. Installé dans le couvent et l’église de Madre de Deus, au-dessus de la gare de Santa Apolonia, le Museu Nacional do Azulejo offre un cadre très agréable pour admirer et découvrir l’histoire de ces petits carreaux de céramiques, depuis le XVe siècle jusqu’à nos jours. Après la visite, le bar du patio est un endroit parfait pour se désaltérer et reprendre des forces avant d’affronter de nouveau la torpeur de la ville.

Museo do Aljube : ce musée, installé dans une ancienne prison face à Sé, retrace l’histoire de la dictature portugaise et de la résistance. Le Museo de Aljube n’est répertorié dans aucun guide, et pour cause, il a ouvert en avril dernier. A force de passer devant cet édifice situé à deux pas de notre appartement, nous avons fini par nous y intéresser. Grand bien nous a pris, ce musée est très moderne dans sa scénographie et mêle panneaux explicatifs, films et mises en scène plutôt bien réussies (certaines vont même jusqu’à donner la chair de poule). Seul petit bémol, les affichages en anglais n’étaient pas encore arrivés lors de notre visite, qui a donc du se faire en portugais ! Le monsieur qui nous l’a expliqué à l’entrée avait vraiment l’air désolé mais le musée étant gratuit nous ne nous sommes pas démontés et nous ne l’avons pas regretté. A faire si vous passez dans le coin (et si les affichages en anglais ont été livrés !).

Museu da cerveja : si vous connaissez Gérard, vous ne serez pas surpris par ce choix ! Très facile d’accès, le musée se situe sur la Praça do Comercio, il est ouvert jusqu’à 22h et, cerise sur le gâteau, la visite se fait un verre (plein) à la main, le tout pour 3 et quelques euros. Que demandez de plus ! Cependant, si vous vous attendez à découvrir comment est fabriquée la bière, passez votre chemin. Après un historique de la boisson à Lisbonne, la visite comporte principalement une exposition d’objets dérivés et publicitaires. Au rez-de-chaussée, une reconstitution plonge le visiteur au coeur d’une brasserie monastique. Impossible de quitter cet endroit sans boire un verre (ou bière) et déguster des beignets de morue sur la grande terrasse installée sur la place.

  • Restaurants : S’il y a bien une autre chose sur laquelle on s’accorde avec Gérard, c’est l’importance des repas ! Et je dois dire qu’à Lisbonne on s’en est donné à coeur joie côté cuisine. Voici nos adresses coup de coeur:

Café Tati :  si vous aimez les produits savoureux et la cuisine simple, le Café Tati est pour vous ! Installé dans le quartier en pleine transformation de Cais do Sodre, au bord du Tage, ce café-bar-restaurant se trouve juste en face du Mercado da Ribeira (lire plus bas).  Meublé de bric et de broc, le lieu est parfait pour manger un morceau sur l’une des tables en bois, mais également pour boire un café ou un thé confortablement installé dans un fauteuil. Le Café Tati accueille également de nombreux concerts dont le programme est annoncé sur la page Facebook du café. Côté cuisine, que du bon, du frais et du home made ! Nous nous sommes régalés de patates douces grillées accompagnées de sauces au pesto et au piment, d’une terrine de campagne ainsi que d’un mélange d’avocat et de saumon mariné, le tout arrosé d’un très bon vino verde et à un prix défiant toute concurrence (comme souvent à Lisbonne).

Mercado da Ribeira : Repris il y a quelques années par le magazine Time Out, il s’agit d’un ancien marché de Lisbonne transformé en food court branché. D’un côté se trouve le marché traditionnel avec ses maraîchers, bouchers et autres fleuristes, sans oublier son bar typique où l’on boit son café avec les habitués. De l’autre, une grande halle autour de laquelle sont installées des échoppes proposant toutes des spécialités portugaises et internationales revisitées. Au centre de ce vaste espace, des tables hautes et des chaises en bois auxquelles s’attabler pour déguster les produits glanés ça-et-là. Gros avantage de ce genre de lieu, chacun peut manger ce qui lui plaît et goûter à différents plats. Et au Mercado da Ribeira, il y en a vraiment pour tous les goûts : croquettes, burgers, tartares de poisson, pizzas, sandwichs… Un conseil cependant, il faut venir tôt (entre 12h et 12h30) si l’on veut goûter à ce qui nous fait envie avant une éventuelle rupture de stock et surtout pouvoir trouver une place sans trop de difficultés. Niveau prix, c’est cher pour un food court, surtout à Lisbonne (compter 30 euros pour un tartare de thon et une assiette de palourdes) mais en se débrouillant bien on peut très bien y manger pour moins cher.

MERCADO DA RIBEIRA WEB OK

Noobai Café : Gros coup de coeur pour ce bar-restaurant perché sur les hauteurs du Bairro Alto, sur le Miradouro de Santa Catarina. On y accède par l’Elevador da Bica, dont le départ se fait bien caché derrière une porte cochère de la Rua de Sao Paulo. Si, comme nous, vous le loupez, il vous en coûtera alors une pénible ascension sous les yeux amusés des riverains, mais qui sera récompensée par la vue magnifique qu’offre le miradouro sur le Ponte 25 de Abril (le Golden Gate Bridge portugais). Une fois au Noobai Café, essayez d’avoir une place sur la terrasse haute, la vue n’en sera que plus époustouflante (n’hésitez pas à réserver). Au menu, que des produits frais et simples, la carte tenant plus du snack que du restaurant, mais tout ce que nous avons goûté était très bon, et, ce qui ne gâche rien, le service est très sympa (encore une chose plutôt courante à Lisbonne et qui n’est pas pour nous déplaire à nous, les Parisiens !). Mention spéciale pour la sangria blanche aux fruits rouges.

Photo by Noobai Café  WEB OK

Vertigo Café : un autre coup de coeur lisboète dégoté dans Le Routard. Caché un peu à l’écart des rues commerçantes de Chiado, ce café tenu par un homme charmant (et parlant un peu français) est parfait pour une pause déjeuner savoureuse au calme (et pour pas cher !). Le Café Vertigo offre une ambiance joliment désuète avec son mobilier chiné, son plafond d’inspiration Art déco, son coin salon avec fauteuils en cuir, jeux de cartes et d’échecs. Et si la langue de Molière vous manque, vous pourrez vous plonger dans l’un des magazines en langue française gentiment légués par le voisin, lui-même français. Dans l’assiette, des tartines, salades, bagels et bruschettas entre 4 et 7 euros. C’est beau, bon et pas cher, que demandez de plus ! Avant de partir, ne manquez pas d’aller faire un tour aux toilettes tout droit sorties de l’Orient Express.

VERTIGO CAFE WEB OK

Mercado 31 de Janeiro (metro Picoas) : ou le meilleur rapport qualité/prix du séjour ! Il s’agit d’un bistrot tenu par le poissonnier du marché dans lequel on déguste du poisson en direct de l’étal. Après avoir choisi sa bête (pour nous, deux beaux maquereaux), on s’attable le long de l’étal du maraîcher, où l’on peut en profiter pour acheter son dessert. Quelques minutes plus tard, les poissons arrivent accompagnés de légumes à l’eau (brocolis, carottes et pommes de terre). Que demander de plus ? Un café, deux bières et une addition à 15 euros pour deux. Un conseil, venez tôt car le lieu est pris d’assaut par les occupants des bureaux et une fois que la pêche du jour est épuisée, le restaurant ferme ses portes.

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Restaurant Lautasco (Alfama) : Magie des ruelles de l’Alfama, nous sommes tombés sur ce restaurant par hasard et avons été séduits par le cadre, avant de nous rendre compte qu’il figurait parmi les adresses recommandées par des amis. Situé dans un beco (passage), à l’abri de l’agitation des ruelles de ce quartier ancien, le Lautasco dispose d’une grande terrasse installée dans une cour. On y dîne donc sur des tables, parfois bancales, recouvertes de nappes à carreaux vertes et au-dessous d’une kyrielle de guirlandes en papier coloré. A la carte, principalement du poisson servi grillé dans son plus simple appareil et accompagnés de légumes à l’eau. Une bonne adresse pour des amateurs de poissons, comme nous. Les prix sont tout à fait raisonnables pour ce quartier touristique, comptez 15 euros pour une belle sole.

Pois Café (Alfama) : Encore un endroit recommandé sur lequel nous sommes tombés par hasard et où le charme a opéré tout de suite. Au Pois Café, on se sent comme à la maison. Bibliothèque, magazines, canapés, fauteuils, tables d’hôte, il y a un coin pour chaque moment de la journée. C’est là que nous avons pris notre petit-déjeuner le dernier jour, juste avant de rendre l’appartement. Plusieurs formules de « brunch » sont proposés mais cela correspond plus aux petits-déjeuners tels que nous les connaissons en France. J’ai pris un « Brunch Vital » composé d’un jus de fruits frais, d’une salade de fruits, de céréales et de fromage blanc pour 9,50 euros. Gérard, quant à lui, a testé la formule « Eggs » à 6,50 euros. Une réussite sur toute la ligne avec des produits frais et cuisinés juste comme il faut. Pour 16 euros, nous avons mangé à notre faim et sainement. A noter que le menu du Pois Café (sauf les brunch) change tous les jours, un gage de fraîcheur des produits utilisés. Une mention spéciale pour le service friendly juste ce qu’il faut. Un seul regret, ne pas avoir testé cette adresse plus tôt !

  • A faire :

Prendre un tram ancien : Les lignes 12 et 28 du tram lisboète continuent de fonctionner avec de vieilles rames en bois datant des années 30. Ces deux lignes circulent dans les quartiers touristiques et historiques de Baixa, Graça et dans l’Alfama, elles permettent notamment de grimper jusqu’au Castelo de Sao Jorge (lire plus bas). Tous les guides de la  destination recommandent de monter à bord de ces trams anciens pour un voyage « authentique » mais pas de tout repos ! Notre appartement était situé dans l’Alfama, sur le trajet de la ligne 28, nous avons eu le loisir d’observer les trams qui passaient juste sous notre terrasse et je peux vous dire que pour pouvoir espérer monter dans l’un d’entre eux, il faut se lever tôt !

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Emprunter les elevadors et autres funiculaires : Bica, Gloria, Santa Justa, Baixa… Comme les trams, les funiculaires font partie du folklore. Mais ils peuvent aussi vous évitez de sacrées montées ou des marches interminables. S’il est un peu difficile de repérer leur point de départ au début, au bout d’un jour ou deux, on se surprend à les combiner pour gagner du temps et éviter les côtes ! Les ascenseurs et elevadors sont accessibles avec la carte de métro qui offre un nombre de trajets illimités pour 6 euros par jour.

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Manger des pasteis de nata : Si vous êtes gourmand comme moi, je ne peux que vous conseillez de goûter à tous les pasteis que vous croiserez ! Mention spéciale pour ceux de la Confeitaria Nacional qui, pour moi, détrônent ceux de Belem, pourtant très réputés. Si comme Gérard vous êtes plutôt un bec salé, je vous recommande leurs pasteis de bacalhau.

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Aller flâner à LX Factory : Cette ancienne friche industrielle nichée sous le Ponte 25 de abril est revenue à la vie grâce à l’installation de nombreuses entreprises des secteurs de la communication, des arts et de la création. Des boutiques y ont également élu domicile, parmi lesquelles une librairie dans laquelle une immense bibliothèque court sur 2 étages, ainsi que des restaurants. Lors de notre passage, nous avons jeté notre dévolu sur la Burger Factory où nous avons déjeuné d’un burger très correct pour 7 euros.

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Se rendre à Belem : C’est après avoir déjeuner à LX Factory que nous nous sommes rendus dans le quartier de Belem où nous avons visité le monastère des Hiéronymites ainsi que la fameuse tour. Un petit conseil : si vous avez prévu de visiter ces deux monuments, commencez par le monastère et achetez un billet couplé, cela vous évitera une longue attente à la tour.

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Prendre l’apéro au Castelo de Sao Jorge : Ce monument situé sur les hauteurs de l’Alfama offre un très joli panorama sur la ville et le Tage. Le soir, lorsque le soleil commence à se coucher, le lieu se pare d’une lumière magnifique, assez romantique. Privilégiez une visite en début de soirée pour éviter les cars de touristes et profiter du food truck de vins installé sur le point de vue.

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Faire la chasse aux miradouros : Il faut souvent un peu donner de sa personne pour y parvenir mais une fois au sommet, on est rarement déçu ! Souvent, un petit kiosque ou des cafés permettent de profiter de la vue (et de reprendre des forces) en sirotant une citronnade artisanale.

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J’ai testé : Auteuil Brasserie

AUTEUIL BRASSERIE 1

Si vous avez traîné vos guêtres dans le sud du 16e au début des années 2000 (voilà qui ne nous rajeunit pas), vous avez très certainement fréquenté le Tsé. Créé en plein âge d’or du concept lounge qui a fait la fortune des frères Costes, ce bar restaurant parisiano-asiatique a été le théâtre de nombreux « verres » et « dîners » de mes années lycée, à l’époque où l’argent n’avait pas la même valeur qu’aujourd’hui. Les années ont passé, j’ai (vite) quitté ce quartier pour d’autres adresses tout aussi branchées (Costes pour ne pas les citer). Le Tsé a vécu, lui aussi, pour laisser la place à un autre endroit, lui aussi mâtiné d’Asie. Jusqu’à ce que je reçoive l’autre jour une invitation pour l’ouverture de la Brasserie Auteuil. Exit l’Asie et la déco sombre, le restaurant installé dans une ancienne gare de la petite ceinture (tout comme son cousin de la Muette, le bien-nommé La Gare) met à l’honneur l’Italie dans un cadre blanc que l’on imagine facilement baigné de lumière. Difficile de retrouver ses repaires tant les volumes semblent différents. Dès l’entrée,  on est accueilli par un bar imposant surmonté de suspensions de verdure. Derrière le bar, une petite salle dans laquelle on se voit durant les longues soirées d’hiver autour du billard. À droite, la salle principale, claire, épurée et ouverte sur la rue depuis laquelle on accède à la terrasse, un rooftop en bon et dûe forme dont il est possible de profiter même sous la mousson parisienne. Dans l’assiette, c’est l’Italie qui règne avec en maître avec des plats mais également une formule apéritivo où le Spritz est roi. Rien de bien original me direz vous à l’heure où l’Italie déferle sur la Capitale avec pour tête de pont Big Mamma Group et ses trattorias tendance du 11e, et où l’aperol coule à flots dans le moindre troquet à l’heure de… l’apéro(l). Certes, mais il faut reconnaître que c’est plutôt réussi. Conquise lors de la soirée d’inauguration, j’y suis retournée pas plus tard que ce week-end avec deux copines pour un apéro grignotage. Installées sur le roftop où quelques tables sont réservés pour boire un verre, nous avons enchaîné les Spritz (8 euros le cocktail, pas donné mais pas non plus le cher de la Capitale) avant de nous laisser tenter par une pizza aux fromages italiens gigantesque et garnie de produits de qualité (16 euros, mais je peux te dire que tu en as pour ton argent). Nous nous sommes enfin achevées à coup de croquettes mozzarella et speck (8 euros les 4, un peu chérot) déjà goûtées lors de l’inauguration et qui ne m’ont pas déçue. Bref, Auteuil Brasserie c’est nouveau, c’est beau, c’est bon, et d’un bon rapport qualité-prix. Conseil d’amis : si vous voulez dîner sur le rooftop (couvert en cas de pluie), pensez à réserver !

AUTEUIL BRASSERIE 2

 

 

C'est là que nous étions installées, pas mal comme spot !

C’est là que nous étions installées, pas mal comme spot !

 

Les fameuses croquettes mozza et speck, mamma mia !

Les fameuses croquettes mozza et speck, mamma mia !

 

Elles sont plus impressionnantes en vrai !

Elles sont plus impressionnantes en vrai !

 

BRASSERIE AUTEUIL 6

 

BRASSEIE AUTEUIL 8

Auteuil Brasserie                                                                                                                                                      78 rue d’Auteuil                                                                                                                                                Ouverte 7/7 de 9h à 2h                                                                                                                            www.auteuil-brasserie.com

La conduite du changement

Ca m’est tombé dessus comme ça, comme une envie compulsive d’acheter des choses sur Internet (oups, i did it again. On en reparle vite). J’étais en train de rentrer chez moi après une journée de boulot et là, ça m’a pris par surprise, comme une envie de m’enfiler des cookies Marks & Spencer devant la télé (oups, i did it again. Double ration d’abdos cette semaine). Le constat est sans appel : il me faut du changement, et vite. En deux secondes, j’ai fait le tour des possibilités s’offrant à moi. Changer de mec ?Non, merci, tout va très bien de ce côté là. Certes, Gérard laisse traîner ses chaussettes et ses caleçons sales (c’est un vrai mec, quoi) mais je ne suis pas maniaque. J’ai bien pensé au mariage, il paraît que ça vous pimente un couple. Mais Gérard a pas l’air hyper open de ce côté là. Mon boulot ? Huuumm… Sans commentaire. Mon appartement ? Il est vrai que j’ai toujours eu la bougeotte (7 appartements en 12 ans, qui dit mieux ?) mais là, je crois bien avoir trouvé l’appart de mes rêves : parquet d’époque (dans son jus. Ahem), moulures, dernier étage, quartier de dingue, voisins pas relous, bref la totale. Mes amis ? S’ils me supportent depuis tout ce temps, c’est qu’ils en valent vraiment la peine. Non, j’avais beau passer tous les postes de ma vie en revue, aucun changement envisageable dans les prochains jours. C’est à ce moment précis que je me suis passée la main dans les cheveux. Et là, j’ai eu une illumination ! Et si je me coupais les cheveux. Du genre court, comme ça ne m’est pas arrivé depuis longtemps. Une coupe légère, facile, qui se place toute seule, avec laquelle je puisse me passer les mains dans les cheveux pour un effet coiffé-décoiffé trop cool. Alors je suis allée sur Internet et j’ai cherché des photos. Compulsivement. Et je suis tombée sur des photos comme celles-ci (source The Reporthair)

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La suite de l’histoire, je peux déjà vous la raconter. Je vais craquer. Sauf que cette fois-ci, j’irai chez le coiffeur (la dernière fois, c’est Gérard qui m’a coupé 10 bon centimètres de cheveux. J’ai pleuré. Je lui ai dit que j’étais au bout de ma vie. Il a rit. Beaucoup. Je ne sais pas ce qu’il ferait sans moi celui-là). En sortant, je serai contente. Un peu circonspecte, mais contente. Je n’arrêterai pas de passer la main dans les cheveux. Ca fera du vent dans mon cou, ce sera rigolo. Je me regarderai dans tous les miroirs. Puis, viendra le premier shampooing. Je passerai mon temps à regarder mes cheveux sécher, dans l’espoir qu’ils ressemblent à l’une des photos ci-dessus. Ca n’arrivera pas. Je me dirai que ce n’est pas grave. Puis deux jours après, je fondrai en larmes devant la glace en agonisant Gérard de bêtises et en lui demandant comment il a pu me laisser faire une pareille connerie. Je dévaliserai Aromazone d’huiles essentielles et végétales qui favorisent la pousse des cheveux et j’entamerai alors une longue traversée du désert capillaire. Mais vous savez quoi, je crois que je vais le faire. Parce que le changement, c’est maintenant (OK, je sors.)